Biographie

Né а Narbonne en 1987, Aiiroh est un artiste français.

Il commence très jeune à graffer dans les gares de plusieurs villes, lieu où les artistes ont facilement accès à des murs immenses. Peu à peu, au début des années 2000, il s’initie au travail de pochoiriste, permettant de procéder plus vite dans la rue, et découvre grâce à un ami l’oeuvre des affichistes comme Raymond Hains, Villeglé, Dufrêne et Rotella.

Ces derniers vont devenir une véritable obsession pour l’artiste. “Je m’inspire beaucoup de ce mouvement qui pour moi a une grande dimension poétique! Je passe parfois des nuits entières à errer pour trouver et arracher l’affiche qui me plaira.

Je pense y ajouter une touche d’optimisme et de couleur et n’aime pas trop politiser mon travail, mais aujourd’hui plus que jamais ma pratique artistique d’affichiste trouve un écho à l’exposition de 1961 de Hains qui m’a beaucoup touchée: “La France déchirée”. Dans certaines de ses oeuvres, il intégre des marques pour rappeler la dépendance qu’a l'être humain aux produits de consommation. L’anarchie du dripping, la turbulence des compositions viennent se dresser en contraste avec les lignes pures du graphismes des logos de marque, mais aussi du célèbre LOVE de l’artiste américain Indiana.

La force graphique de ces logos a-t-elle aussi un effet sur notre inconscient collectif ainsi que sur nos codes esthétiques? Depuis plusieurs années, Aiiroh se retrouve déjà exposé dans une vingtaine de galeries en France ainsi que sur la scéne internationale (Suisse, Italie, UK, Grèce, Isrëal, USA, Singapour, Hong Kong, Japon).

 

“Grâce à Banksy et avant lui Blek le Rat, les jeunes artistes de rue comme moi peuvent avoir une visibilité qu’ils n’auraient jamais eu avant. Les oeuvres qui étaient destinées avant à quelques passants dans une ruelle sombre et obscure, peuvent aujourd’hui être vues par le plus grand nombre.

Les réseaux sociaux, notamment Instagram jouent également une grande part dans l’essor et l’explosion du street art. Je me définis comme artiste de rue mais également pop, dans le sens original de “populaire”, qui fait vivre la culture de la rue. J’aime ironiser et jouer avec les références et les icônes qui touchent et font communier ma génération. Pour autant j’essaie le plus souvent de garder un esprit d’amour et d’optimisme.”

Born in Narbonne in 1987, Aiiroh is a French artist.  

At a young age, he started out as a graffiti artist in train station of several cities, places where the artists easily have access to huge walls.

In the early 2000s, he was introduced to stencil work which made it possible to create art faster on the street.  

With a guidance of a friend, he eventually discovered the work of the “affichistes” such as Raymond Hains, Villeglé, Dufrêne and Rotella.

The latter became a real obsession for the artist. "I take great inspiration from this movement which has a great poetic dimension for me! I sometimes spend whole nights wandering to find and snatch the poster that I like.

I think I add a touch of optimism and color and do not like to politicize my work, but now more than ever my artistic practice of “affichiste” finds an echo to the exhibition of 1961 of Hains which moved me a lot :"France in shreds.”

In some of his works, Aiiroh incorporates brands to remind people of the dependence of human beings on consumer products. The anarchy of dripping, the turbulence of the compositions come to stand in contrast with the pure lines of the graphics of the brand logo,  but also of the famous LOVE of the American artist Indiana. Do the graphic strength of these logos also have an effect on our collective unconscious as well as on our aesthetic codes?

For several years, he has been exhibited in some twenty galleries in France as well as internationally (Switzerland, Italy, UK, Greece, Israel, USA, Singapore, Hong Kong, Japan).

 

"Thanks to Banksy and before him Blek le Rat, young street artists like me can have a visibility they would never have before. The works that were intended before to some passers-by in a dark alley, can today be seen by more people.

Social networks, especially Instagram, play a big part in the rise and the explosion of street art. I define myself as street artist but also a pop artist, in the original sense of "popular", which brings to life the culture of the street. I like the irony and to play with the references and icons that touch  and unite my generation. I most often try to keep a spirit of love and optimism."

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